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Bulletin TRANSPOL - MARS 2003 |
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C'est afin de mieux vous informer de nos activités, de celles de nos partenaires, ainsi que des événements et publications dignes d'intérêt dans le domaine de recherche varié qui est le nôtre, que nous avons entrepris d'élaborer et de diffuser le Bulletin TRANSPOL dont voici la première édition. Bonne lecture! |
Activités des membres du TRANSPOL La Jeune chambre de commerce de Montréal proposait récemment la semaine de travail de quatre jours. Cette idée a été reprise par le Parti québécois, devenant du même coup un enjeu dans la présente campagne électorale. Le travail occupe la majeure partie de nos vies. La société valorise énormément le travail. Ce dernier continuera-t-il à occuper un espace si important dans nos vies? Diane-Gabrielle Tremblay, économiste, directrice de recherche à Télé-université, Frédéric Lesemann, sociologue à l'INRS et Mona-Josée Gagnon, sociologue, professeur à l'Université de Montréal discutent des enjeux du travail. Il est possible d'écouter l'archive de la Table-ronde: Travail, présentée le 13 mars 2003, en se rendant sur le site de l'émission Indicatif présent. Au delà de sa survie purement matérielle, comment l'individu peut-il être nourri par son travail? Comment repenser la notion de travail à une époque encore marquée par la fragmentation des activités humaines? De quelle nature est le lien entre la communauté, le travail et l'individu? Il est possible d'accéder à l'archive de l'émission, présentée le 23 février 2003, en se rendant sur le site de l'émission Des idées plein la tête. Cette recherche vise à explorer la question du vieillissement en emploi selon les catégories professionnelles d’une entreprise du secteur des services financiers. En plus de s’appuyer sur des principes de base en structure et dynamique organisationnelles, cette étude privilégie surtout l’analyse stratégique afin de mieux comprendre les perceptions et les stratégies des travailleurs âgés face au vieillissement en emploi selon leur position dans l’organisation. L’accent est mis de façon plus spécifique sur les relations de pouvoir de ces acteurs en vue de contrôler les nouvelles zones d’incertitude définies par l’organisation. Des entrevues semi-structurées ont été effectuées avec l’ensemble des groupes professionnels. Les résultats indiquent que les perceptions et les stratégies des travailleurs âgés face au vieillissement en emploi diffèrent selon leur catégorie professionnelle. Pour certains l’âge représente un avantage tandis que pour d’autres il est un handicap difficile à surmonter. Ces divergences s’expliquent par le niveau de contrôle qu’ont les travailleurs âgés face aux zones d’incertitude de l’entreprise. Notes de l'allocution de Chantale Lagacé lors du Colloque de la CSD, « Vieillissement de la main-d’œuvre : un nouvel équilibre à bâtir », Trois-Rivières, vendredi, le 7 février 2003. Le thème proposé comporte deux volets. 1) Un choix réel pour les travailleurs de partir à la retraite ou de demeurer en emploi. Un réel choix c’est : une occasion de prendre sa retraite ou de continuer à travailler; une situation de travail qui ne nuit pas à la santé et dont les exigences tiennent compte de l’âge; une situation dans laquelle les travailleurs possèdent les moyens financiers de quitter (à ce titre, la préoccupation pour le maintien en emploi ne doit pas éclipser la recherche de meilleures conditions de retraite). 2) L’adaptation des milieux de travail. Le thème proposé par les organisateurs implique que les milieux de travail ne sont pas adéquats pour favoriser le maintien en emploi d’une main-d’œuvre vieillissante : la préoccupation pour le vieillissement est naissante; globalement, les 25 dernières années ont apporté un lot impressionnant de changements dont ressortent de plus en plus les effets négatifs et la souffrance qu’ils génèrent. Les gains en longévité et en santé impliquent que les travailleurs peuvent demeurer plus longtemps en emploi si l’occasion leur en est offerte. Mais cela implique que les conditions physiques et mentales du travail soient adéquates. Comment, donc, adapter les milieux de travail? En agissant sur l’usure; en agissant sur le temps de travail; en imaginant de nouveaux rôles pour les travailleurs vieillissants. Pour chaque volet : quelques enjeux liés au vieillissement; des pistes d’action; des manières dont ces solutions peuvent entrer en conflit avec certaines valeurs et pratiques syndicales. Investir dans la main d'oeuvre, une question de compétitivité pour les entreprises du Québec et un enjeu pour la société québécoise, dans le cadre du Colloque organisé par le Conseil du patronat du Québec: La main d'œuvre vieillissante au cœur des organisations: un investissement stratégique. La question de la main d’œuvre âgée a changé du tout au tout vers 2000, à la faveur de la prise de conscience internationale d’une dynamique démographique extrêmement préoccupante : tous les pays industrialisés devraient connaître une grave pénurie de main d’œuvre à court terme, compte tenu de la prise de retraite, à partir de 2005 et jusque vers 2023, de la masse des baby-boomers (personnes nées entre 1948 et 1966) fortement scolarisés et détenteurs de compétences formelles avérées. Les gouvernements tirent la sonnette d’alarme : on a besoin de la main-d’œuvre qualifiée, il va falloir qu’elle demeure en emploi. On passe donc ainsi subitement d’une problématique d’exclusion à une préoccupation de rétention. Du coup, un nouveau vocable fait son apparition : celui de «travailleurs d’expérience» qui remplace celui de «travailleurs âgés». À l’âge comme handicap succède l’«expérience» comme avantage ! Il s’ensuit une mobilisation des politiques, de la recherche, des consultants pour convaincre les employeurs de changer leur vision des travailleurs âgés, de réaliser à quel point ils en ont besoin, compte tenu des savoirs qu’ils détiennent, de la nécessité de trouver les moyens de les inciter à rester en emploi au moins jusqu’à l’âge prévu de 65 ans et idéalement un peu plus. Quel renversement ! Cette recherche en cours de réalisation comprend plusieurs volets, notamment une enquête statistique complétée par des entretiens semi-directifs conduisant à l'élaboration d'une typologie des travailleurs autonomes sans employés, une revue de la documentation sur les régimes de protection sociale s'appliquant aux travailleurs autonomes (7 pays) et une enquête auprès des entreprises confiant des travaux en sous-traitance à des travailleurs autonomes. Les deux premiers volets de cette recherche furent présentés en décembre 2002 : Résultats d'une enquête auprès des travailleurs indépendants. Éléments pour une typologie (par Martine D'Amours et Stéphane Crespo, du groupe TRANSPOL, INRS-UCS) En associant des variables liées au niveau de ressources du producteur (scolarité, revenu, ancienneté, participation à des réseaux), au nombre et au type de sa clientèle, au contrôle de diverses modalités de l’organisation du travail et à la présence de mesures de protection contre les risques sociaux, nous avons pu dégager quatre profils de travailleurs indépendants : • les semi-professionnels et non-professionnels à clientèle abondante ont plusieurs clients (surtout des individus), contrôlent eux-mêmes en bonne partie leur travail, signent peu de contrats écrits, et sont mal pourvus en matière de protection contre les risques ; • les semi-professionnels et non-professionnels à clientèle rare ont tendance à n’avoir qu’un ou que quelques clients (surtout des entreprises), qui contrôlent davantage les différents aspects de l’organisation du travail, incluant les tarifs et les clauses du contrat. Ils sont également mal pourvus en matière de protection contre les risques sociaux; • les professionnels à clientèle abondante ont plusieurs clients (surtout des individus), ne contrôlent pas exclusivement les aspects de l’organisation du travail et ont tendance à assumer eux-mêmes leur protection contre les risques sociaux, soit en en défrayant les coûts, soit en y accédant par le biais de leur conjoint; • les professionnels à clientèle rare ont tendance à avoir un ou quelques clients (surtout des entreprises), qui tendent à contrôler les aspects de l’organisation du travail, sauf pour les aspects contractuels. L’infime proportion des travailleurs indépendants qui bénéficient d’une contribution des clients ou donneurs d’ouvrage en matière de protection contre les risques sociaux sont concentrés dans ce sous-groupe. Les systèmes de protection sociale et d'encadrement juridique des travailleurs autonomes: comparaisons Europe - Amérique (par Lucie-France Dagenais, Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse) Les analyses du rapport actuel s’inscrivent dans les priorités successives de recherche réalisée à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Elles font suite à un cycle d’études menées à la Direction de la recherche et de la planification à partir de 1993 et ayant fait l’objet de publications. Ces travaux ont permis de développer un cadre de référence permettant de situer les informations de la présente recherche. Après avoir évalué dans une première étude la protection sociale des risques de chômage, maternité, maladie professionnelle et accident de travail, la recherche actuelle élargit cet examen du travail autonome à deux nouveaux risques, le vieillissement/retraite et la maladie invalidité. Elle s’intéresse à diverses situations de travail autonome et aux formes de protection sociale et de statut légal susceptibles de s’y appliquer. |
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Par les membres du CRISES |
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Conférences et colloques Organisé par le Centre Études Internationales et Mondialisation de l'Université du Québec à Montréal. Jeudi 20 mars 2003, 8h30–18h00, Hôtel Crowne Plaza, Montréal, 505 rue Sherbrooke est (angle de la rue Berri) Jusqu’où pousser l’intégration en profondeur ? L’ALÉNA est-il un levier pour les négociations dans les Amériques ? À l'OMC ? Les accords parallèles apportent-ils une solution aux questions sociales et environnementales ? Existe-t-il d’autres moyens ? [Pour plus d'informations] Du 23 au 26 avril 2003 Université du Québec à Montréal (UQAM) et Université Concordia, Montréal Dans les Amériques, nous assistons à la structuration croissante de zones économiques intégrées. A l’heure de l’intégration économique des Amériques, la conférence entend donc examiner principalement deux questions : 1- Quelle économie pour les femmes dans les Amériques? 2- Comment la mondialisation repose-t-elle sur des rapports de sexe qui asservissent les femmes? [Pour plus de détails] |
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Publications récentes
Christian Goyette Responsable des communications TRANSPOL INRS-Urbanisation, Culture et Société 3465 rue Durocher Montréal H2X 2C6 Tél. (514) 499-8263 Fax (514) 499-4065 christian.goyette@inrs-ucs.uquebec.ca |
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