Projets de recherche subventionnés
Depuis 1994, le Groupe, incluant d'autres collègues qui y sont associés ponctuellement, a bénéficié de plusieurs subventions et contrats de recherche. Ses travaux sont regroupés en cinq thèmes liés à l'emploi :
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1. Le vieillissement en emploi
Conseil québécois de la recherche sociale (CQRS): L'exclusion des travailleurs-ses âgés-es. 1994-1997 L'exclusion des travailleuses et travailleurs âgés se présente comme un phénomène complexe qui doit être analysé en considérant un ensemble de facteurs qui s'inscrivent dans un continuum entre l'économique et le social, comme un processus dynamique recouvrant une variété de formes de marginalisation - de durée et de gravité variables - intervenant dans le parcours social d'une personne. Le processus d'exclusion professionnelle et sociale pose ainsi l'épineux problème des conséquences de ce même phénomène sur les diverses dimensions de la vie sociale des personnes concernées, qui se traduisent - entre autres - par une dépendance financière accrue, par une croissance de la demande des services socio-sanitaires et, par conséquent, par une augmentation des coûts sociaux.
Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSHC) : Le chômage de longue durée chez les travailleurs-ses âgés-es. 1995-1998 Cette recherche s'intéresse aux processus pouvant mener les travailleurs de 45 ans et plus du chômage de longue durée à l'exclusion professionnelle et sociale, cette dernière étant vue comme le produit d'interactions complexes entre : des entreprises inscrites dans un contexte macro-structurel caractérisé par la transformation des modes de production, la mondialisation des échanges, la compression du volume de l'emploi; des politiques de retraite qui contribuent à construire une représentation ternaire du cycle de vie et du parcours des âges (formation, vie active, retraite), mais aussi des politiques de formation de la main-d'œuvre et de sécurité du revenu, ici perçues comme des mécanismes de régulation des conséquences du chômage de longue durée, ainsi que des pratiques syndicales et communautaires susceptibles d'influencer les trajectoires d'insertion des chômeurs, de soulager ou d'aggraver les problèmes liés à l'expérience du chômage de longue durée, de servir de levier à l'insertion ou de consacrer l'exclusion ou la stigmatisation; des individus plus ou moins solidement inscrits dans des réseaux sociaux divers et dotés d'une capacité inégale, dépendante des ressources dont ils disposent, d'agir sur leur condition et de déployer des conduites, des actions ou des stratégies de résistance ou d'adaptation.
CRSHC : Les stratégies de repositionnement des travailleurs-ses âgés-es. 1998-2001 Le coeur de cette recherche s'est intéressé aux transitions, et plus précisément aux trajectoires de salariés qui ont perdu ou quitté leur emploi après 45 ans et se sont repositionnés dans des formes de travail non salariés ou salariées atypiques, les abordant sous l'angle des revenus et des protections sociales mais aussi de l'identité professionnelle, de la centralité du travail et du rapport au travail et questionnant l'impact de cette transition sur les représentations des différentes formes de travail, des risques sociaux et de l'avancée en âge. Face à un contexte commun de bouleversement du monde du travail, les répondants se retrouvent dans des situations diversifiées, tant pour ce qui concerne leurs conditions matérielles (rémunération et protection sociale) que le sens qu'ils donnent au travail et à leur propre trajectoire professionnelle : transition entre la carrière et la retraite; manière stimulante d'exercer sa compétence professionnelle; projet d'entreprise très fortement investi, à la fois au plan matériel et émotif, parfois payé d'une importante baisse de revenus; conséquence de la difficulté de trouver un emploi ou stratégie de protection contre la mise à l'écart de l'emploi salarié; grande précarité matérielle et de perte de sens. Le vieillissement au travail se construit très différemment selon les secteurs d'activité, les modes d'organisation du travail dans ces secteurs, les formes de protection sociale offertes, les trajectoires individuelles et les capacités des individus de se redéfinir une cohérence propre. Dans certaines combinaisons de ces divers éléments, le vieillissement au travail surgit comme un obstacle quasi insurmontable qui peut conduire jusqu'à l'exclusion sociale; dans d'autres, il n'existe même pas comme question, l'âge n'apparaissant pas comme un problème.
Emploi-Québec : La sortie anticipée d'activité des travailleurs-ses de 45 à 64 ans. 1998-1999 Cette synthèse pose le cadre général d'analyse de la problématique de la mise hors travail des travailleurs de 45 à 64 ans et envisage des voies alternatives. Elle repose sur cinq fiches techniques et sur un portrait statistique produit par Emploi-Québec, ainsi que sur les articles et rapports de recherche réalisés par l'INRS dans le cadre de ses travaux sur le vieillissement et sur le chômage de longue durée des travailleurs âgés. Les fiches techniques et le rapport synthèse sont essentiellement fondés sur une revue exhaustive de la documentation scientifique portant sur la situation des travailleurs vieillissants au Québec, au Canada et dans les principaux pays de l'OCDE. Cette revue de la littérature scientifique permet de prendre un instantané de la situation des travailleurs âgés à la fin des années 1990. Cependant, la réalité bouge beaucoup plus vite que l'état de la recherche et certaines caractéristiques actuellement attribuées à la main-d'oeuvre âgée sont destinées à se modifier de façon importante au cours des prochaines années. À titre d'exemple, la main-d'oeuvre qui atteindra 55 ans en 2005 sera plus scolarisée et plus féminine que la main-d'oeuvre âgée actuelle, mais elle aura une moins longue expérience du travail salarié typique. La situation décrite dans la documentation actuelle est donc celle des générations qui ont vécu l'essentiel de leur vie active dans un modèle d'État (providence), de société (salariale) et d'emploi (permanent, régulier, temps plein) qui connaît actuellement de nombreux bouleversements.
CRSHC - Le vieillissement au travail dans différents mondes de production. 2001-2004 Le vieillissement au travail n'est pas une réalité stable dans le temps, homogène et univoque; la question de l'âge et du vieillissement au travail doit être analysée en fonction de différents " mondes de production ", c'est-à-dire des cadres communs dans lesquels les acteurs économiques, sociaux et politiques, tant institutionnels qu'individuels placent leur action. Par ailleurs, la menace de mise à l'écart est très différente selon les secteurs d'activités, et la capacité de se repositionner est tributaire de la façon dont l'activité est organisée dans un secteur donné. Il faut donc comprendre ce mode d'organisation pour anticiper les chances et les modalités de repositionnement. C'est par la mise en référence de la question du vieillissement au travail avec divers mondes de production présents au sein de deux entreprises (et différents corps d'emplois à l'intérieur de chacune) de la région de Montréal, dans les secteurs de la santé et des services sociaux et de la finance que l'on pourra parvenir à une compréhension fine et diversifiée du phénomène de l'âge dans son rapport au travail.
Emploi-Québec : Les travailleurs d'expérience dans le secteur de la Fabrication métallique Industrielle. 2001-2003 Le projet vise à accompagner, par un processus de recherche-action, une intervention de gestion prévisionnelle de la main-d'oeuvre d'expérience dans le secteur de la fabrication métallique. Quatre entreprises de la FMI participent à cette intervention de GPMO alors qu'une quinzaine d'autres participent à des entrevues approfondies visant à comprendre, dans chacune d'elle, la problématique du vieillissement de la main-d'oeuvre, des aménagements de postes et d'horaires, ainsi que du transfert des connaissances.
Conseil de la science et de la technologie : Emplois hautement qualifiés et vieillissement de la main-d’œuvre. 2003
Fonds québécois de recherche sur la société et la culture : Vieillissement de la main-d’œuvre, pratiques d'entreprises, politiques publiques : Développer une compréhension différenciée du phénomène pour mieux agir. 2002-2005 Nos travaux antérieurs nous ont amenés à mettre en évidence que les processus de maintien en emploi ou de sortie sont extrêmement différenciés selon les secteurs et même les sous-secteurs d'activité. Dans certains, le vieillissement apparaît comme un handicap insurmontable, alors que dans d'autres, il ne pose aucun problème, devenant même parfois un avantage. On ne vieillit donc pas au travail partout de la même façon. Cette "découverte" structurante de nos travaux récents nous amène donc à chercher à produire une compréhension fine et différenciée de la manière dont les processus de vieillissement en emploi, les stratégies de sortie d'activités, et surtout les stratégies de maintien en activité, de transmission des savoir-faire, sont structurés selon les secteurs et les sous-secteurs d'activité caractérisés par une composante de travail spécialisé et/ou de travail dédié. La recherche est menée dans deux secteurs : a) un secteur de production de biens, à prédominance masculine, celui de la Fabrication métallique industrielle, et b) un secteur de production de services, à prédominance féminine, celui du travail infirmier, dans un CLSC-CHSLD et un Hôpital de soins de longue durée. Elle comprend une étude des profils démographiques, une étude détaillée des diverses dimensions organisationnelles, législatives (droit du travail) et réglementaires de chacun des secteurs et de ses sous secteurs, une identification des compétences requises pour chacun des principaux postes de travail à partir d'observations in situ, une étude des mesures de politiques publiques et des politiques d'entreprises qui encadrent les activités, une enquête par questionnaire (basée entre autres sur les apprentissages acquis par l'observation in situ), dans chacun de ces secteurs, auprès de 120 travailleurs ou employés âgés (45+) en emploi et 120 travailleurs ou employés (45+) récemment retraités ou licenciés, pour un total de 480 entrevues.
Emploi-Québec, Comité aviseur d'Emploi-Québec sur les travailleurs de 45 ans et plus : Répertoire des chercheurs québécois travaillant sur le thème du vieillissement de la main-d’œuvre. 2005
2. Le travail et les retraites
CQRS - Travail et pluriactivité chez les 60-70 ans. 2001-2003 Une proportion croissante de personnes de 60 - 70 ans demeurent ou retournent au travail. Ce phénomène se produit alors que l'état de santé des 60 - 70 ans s'améliore, que le taux de scolarité qui conditionne l'accès au marché du travail augmente très rapidement chez les 60 - 70 ans. On est en présence d'un troisième âge actif, y compris sur le marché du travail, ce qui oblige à redéfinir la notion de retraite et, par là, de vieillesse. Le projet vise à étudier le phénomène de la participation au marché du travail et de la pluriactivité chez cette catégorie d'âge, d'évaluer les raisons économiques, sociales et culturelles de la poursuite ou du retour au travail. Étude statistique, comparaison avec les États-Unis. Enquête par questionnaires auprès de 300 personnes.
FQRSC - Une étude exhaustive des formes de transition vers la retraite. 2004
Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse, Paris - Travailler après la retraite en Amérique du Nord (projet spécial, publication de Retraite et Société). 2004
3. Le travail en mutation
Fonds pour la formation de chercheurs et l'aide à la recherche (FCAR) : Le travail autonome comme combinaison de formes de travail, de sources de revenus et de protections. 2001-2004 Le projet vise à analyser les rapports entre diverses situations de travail autonome et diverses formes de protection légale et sociale susceptibles de s'y appliquer. Plus spécifiquement, il s'agit : d'étudier les combinaisons que font des travailleurs autonomes entre des formes de travail, des sources de revenus, des mécanismes de protection, et des réseaux de soutien, et d'en dégager différents profils; de mettre ces combinaisons et ces profils en lien avec la trajectoire professionnelle antérieure; d'étudier l'apport des réseaux de proximité (proches, famille) dans ces combinaisons. Enquête auprès de 400 à 500 travailleurs autonomes. Il s'agit également de recenser les formes de protections sociales qui seraient adaptées à ces différentes réalités, y compris dans une perspective internationale; d'étudier les positions des différents regroupements de travailleurs autonomes; de recenser les pratiques d'entreprises qui favorisent le développement du travail autonome.
FCAR : Participation à la demande du CRISES de Centre de recherche sur le thème : Les innovations sociales. 2002-2007 Le Centre de recherche sur les innovations sociales dans l'économie sociale, les entreprises et les syndicats (CRISES) regroupe une trentaine de chercheurs en provenance de sept institutions universitaires québécoises, dont le directeur et la co-directrice de TRANSPOL. L'objectif de ce regroupement stratégique est la production et la diffusion de connaissances sur les innovations, les régulations et les transformations sociales et organisationnelles dans les domaines du travail, de l'emploi, de l'économie sociale.
Conseil de la science et de la technologie du Québec: L'importance stratégique des travailleurs de l'économie du savoir. 2003
La transformation des solidarités : étude comparative (Québec, France, Argentine) des modes de vie et des représentations sociales de travailleurs de la société salariale. 2003-2006; Solidarités formelles et solidarités informelles Ce projet de recherche porte sur la transformation des solidarités, en lien avec les transformations qui touchent le revenu, l'emploi, la famille et les solidarités formelles et informelles. Il s'inscrit dans un questionnement plus général sur l'avenir des formes de la protection sociale, du rôle de l'État et du politique dans le contexte d'une économie de marché, de la vitalité et des nouvelles formes de liens sociaux et de solidarités. C'est la partie centrale d'un programme de recherche qui a pour objectif de documenter et de promouvoir la réforme des politique sociales à l'échelle internationale, au moment où celles-ci sont le plus souvent perçues comme problématiques et où elles font l'objet d'interventions essentiellement réactives, plutôt que d'être conçues comme porteuses d'un projet démocratique, articulé sur l'insertion sociale, la lutte contre les inégalités et la promotion de la cohésion sociale.
CRSH: L'impact des règles institutionnelles et des formes organisationnelles sur les "qualités" du travail indépendant. 2005-2008
FQRSC: Le filet "troué" de protection sociale et les stratégies de gestion du risque: le cas de trois groupes de travailleurs indépendants. 2005-2008
Commission des partenaires du marché du travail, FDRCMO, Emploi-Québec : La haute qualification chez les travailleurs âgés au Québec. Étude exploratoire des définitions de la haute qualification généralement utilisées et leur impact sur la définition des compétences, 2007-2008.
4. L'insertion en emploi
Emploi-Québec : Bilan des initiatives en matière d'insertion en emploi. 2001-2003 Dans le cadre d'une entente de coopération entre l'Argentine et le Québec, le projet vise à promouvoir la connaissance réciproque des besoins et des expériences nationales en matière de lutte contre la pauvreté et d'insertion en emploi. Les travaux visent à analyser les mesures, les politiques et les approches nationales en ces matières, à en analyser le fonctionnement et la performance en portant une attention particulière à la dimension innovatrice des initiatives gouvernementales et " communautaires ".
Emploi-Québec : Bilan des initiatives en matière d'insertion en emploi, phase II, le cas de Trois- Rivières. 2003-2004
CRSH : Lutte contre la pauvreté, dispositifs publics et structures médiatrices: le cas de trois entreprises d'insertion sociales de Montréal. 2004-2007
FQRSC: Lutte contre la pauvreté, dispositifs publics et structures médiatrices: le cas de deux entreprises d'insertion sociales de Trois-Rivières. 2004-2007
Emploi-Québec. FAIE : Prévenir la mise à pied de travailleurs "à risque" dans des secteurs manufacturiers "à risque", Coopération Québec-Argentine, Phase III, 2006
Forum Régional des élus de Montréal: Profil des travailleurs pauvres à Montréal. 2006
Emploi-Québec : Prévenir la mise à pied de travailleurs "à risque" dans des secteurs manufacturiers "à risque". 2006-2007
5. La formation de la main-d’œuvre au sein des entreprises
Fonds national de formation de la main-d’œuvre : La formalisation des pratiques de formation dans les PME manufacturières. 2003-2005 Le projet porte sur la formalisation des pratiques de formation en entreprise dans les PME manufacturières au Québec. Nous proposons d'investiguer en profondeur les facteurs organisationnels et environnementaux qui conditionnent la formalisation des pratiques de formation. En effet, la majorité des entreprises font de la formation, mais cette formation n'est souvent pas formalisée. Ce déficit de formalisation pénalise les employeurs et par voie de conséquence, les employés. Pourtant, il existe dans les entreprises manufacturières des conditions qui favorisent le développement des pratiques de formation, telles le fait que, face à une pénurie d'ouvriers spécialisés et semi-spécialisés, les employeurs n'ont pas le choix que de former ce type de main-d’œuvre. Il y va de leur survie et de leur maintien dans un environnement économique fortement concurrentiel. Les pratiques par lesquelles ils le font, cependant, sont multiples et peu connues. Le projet investigue quatre secteurs d'activité appartenant à l'industrie manufacturière : la distribution alimentaire, le bois de sciage, les meubles et l'imprimerie. Il vise à identifier les emplois et les fonctions de travail stratégiques de chacun des secteurs d'activité retenus; à décrire les pratiques de formation et à les caractériser selon le(s) type(s) de connaissances qu'elles permettent de transmettre; à évaluer le degré de formalisation de ces pratiques; à décrire les facteurs (internes et externes) facilitant ou entravant la formalisation des pratiques de formation.
Commission des partenaires du marché du travail, FNFMO, Emploi-Québec : La formation qualifiante et transférable en milieu de travail: un regard sociologique. 2004
Commission des partenaires du marché du travail, FNFMO, Programme de soutien à la recherche appliquée : Les dispositifs internationaux de qualification professionnelle. 2004
Commission des partenaires du marché du travail, FNFMO, Programme de soutien à la recherche appliquée : Pertinence pour le Québec des instruments de reconnaissance des acquis de l'expérience en France, aux États-Unis et au Royaume-Uni. 2006-2008
Commission des partenaires du marché du travail, FNFMO, Programme de soutien à la recherche appliquée : Une analyse sectorielle des besoins en compétences de la main-d’œuvre, en fonction des stratégies de positionnement des entreprises. 2006-2008
Commission des partenaires du marché du travail, FNFMO, Programme de soutien à la recherche appliquée: Évaluation du rendement de la formation au sein de entreprises : une comparaison Québec et Ontario. 2006-2008
Commission des partenaires du marché du travail, FNFMO, Programme de soutien à la recherche appliquée: La concertation en milieu de travail entre employeurs et employés au Québec en lien avec le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d'œuvre. 2009-2011 L’exemple du Québec montre que la concertation comme démarche de résolution de problèmes, est de plus en plus promue à l’initiative des acteurs du système sectoriel de la qualification de la main-d’œuvre. Elle est de plus au cœur des réformes ayant mené à la nouvelle Loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre (ou la « Loi sur les compétences »). Ces réformes ont conduit à des réorganisations majeures du développement et de la reconnaissance des compétences en milieu de travail. Plusieurs initiatives récentes en portent les traces, telles que l’élaboration et la mise en place du Cadre de développement et de reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre, de normes professionnelles, de programmes d’apprentissage en milieu de travail, d’instruments d’évaluation des compétences et de certificats de qualité des initiatives de formation. Le caractère novateur de cette Loi sur les compétences place le Québec à l’avant garde dans le domaine de la qualification professionnelle, en même temps qu’elle soulève de nombreuses questions quant à sa portée pour les entreprises et la main-d’œuvre. Notre recherche comporte quatre principaux objectifs : 1) documenter la notion de concertation telle qu’elle est pratiquée dans certains milieux de travail au Québec; 2) préciser les caractéristiques de la concertation (et ses modalités) par rapport au développement et à la reconnaissance des compétences en milieu de travail parmi des PME au Québec; 3) identifier les déterminants de la concertation en matière de développement et de reconnaissance des compétences; 4) comprendre la dynamique des cellules de concertation à partir d’études de cas. Pour atteindre ces objectifs, nous prévoyons d’abord réaliser une enquête statistique auprès de 450 entreprises, réparties dans trois secteurs d’activités différenciés selon le degré d’initiatives sectorielles. L’enquête se fera auprès d’entreprises syndiquées, d’entreprises avec associations de travailleurs et d’entreprises sans syndicat ni association. Nous réaliserons ensuite 9 études de cas à partir d’entreprises caractérisées par le succès en matière de concertation, d’autres exprimant des difficultés en matière de concertation et d’une entreprise caractérisée par l’échec en matière de concertation.
Commission des partenaires du marché du travail, FNFMO, Programme de soutien à la recherche appliquée: Le transfert intergénérationnel des compétences de la main-d’œuvre qualifiée en emploi au Québec, selon différents enjeux pour les entreprises: conditions facilitantes, obstacles et contraintes. 2010-2012 La question du transfert des compétences est préoccupante dans un contexte de pénurie appréhendée de main d’œuvre qualifiée. Ce projet de recherche a pour objectif principal de documenter et de mieux comprendre les pratiques de transfert intergénérationnel des compétences dans des PME de secteurs manufacturier et de services au Québec. Pour ce faire, il repose sur deux démarches distinctes : 1) une démarche et une analyse quantitatives dont l’objectif est de dresser un portrait statistique de l’état des pratiques et des stratégies de transfert de compétences et de leur liens éventuels avec des pratiques de reconnaissance des compétences, que celles-ci relèvent de dispositifs «maison» ou de dispositifs mis à disposition par Emploi-Québec ou par les CSMO. Cette démarche sera réalisée par un sondage web on-line visant à obtenir les réponses d’au moins 400 PME québécoises. 2) une démarche et une analyse qualitatives dont l’objectif est de documenter et d’étudier en profondeur les approches, les pratiques, les stratégies, les façons de faire, bref les processus concrets de transfert intergénérationnel de compétences dans une douzaine de PME du secteur manufacturier (10), ainsi que de secteurs de services aux personnes (2). L’objectif de cette démarche qualitative est, à partir de processus d’observation et d’entrevues, de systématiser les approches, pratiques, stratégies, façons de faire et d’en connaître les conditions optimales d’application, incluant l’identification des conditions facilitantes, mais aussi les obstacles et les contraintes.
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